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Illusioni

Siamo così assuefatti dai sogni che non distinguiamo più la verità da una bugia, il vero dal falso, il buono e il cattivo... siamo impastati di illusioni... l'importante è non svegliarsi mai!

 

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5 commenti     5 recensioni    

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5 recensioni:

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  • SalvatoreCierro il 03/04/2013 11:45
    Bel pensiero, ma a che servono i sogni se non puoi metterli in atto nella realtà , sogno e realtà corrispondenza biunivoca
  • Anonimo il 18/07/2012 14:50
    C'è una terza via d'uscita oltre ai sogni e alle illusioni che spesso cozzano contro la realtà: la speranza; speranza che tutto vada meglio. ciao
  • Rocco Michele LETTINI il 18/07/2012 11:21
    HAI FIRMATO IL VERO... DEL QUOTIDIANO...
    CIAO ELISABETTA
  • Auro Lezzi il 18/07/2012 10:56
    Bhè io direi che l'importante e non addormentarsi mai...
  • roberto caterina il 18/07/2012 10:32
    guai a farlo... ma si possono modulare le illusioni con dei pensieri poetici che possono talvolta portare ad un risveglio meno brusco..

5 commenti:

  • Gianni Spadavecchia il 19/07/2012 17:01
    L'importante è non svegliarsi mai, ma bisogna saper vivere la realtà e sapere anche sognare.
  • Anonimo il 18/07/2012 13:30
    Bisognerebbe fare della nostra realtà il nostro sogno. E la cosa non risulterebbe assurda se riuscissimo a immaginare il capolavoro che potremmo essere.
  • Teresa Tripodi il 18/07/2012 12:18
    Il fatto è che ci si deve svegliare... ma sognare a patto che non siano incubi fa bene o forse aiuta in qualche modo... Ciao Ely )
  • Luigi Lucantoni il 18/07/2012 11:39
    molti soffrono proprio perché sanno di vivere immersi di illusioni e disperano di non crederci
  • Vincenzo Capitanucci il 18/07/2012 10:19
    Mi ha fatto pensare a questo canto...

    Lautreamont

    Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l'hermaphrodite,
    profondément assoupi sur le gazon, mouillé de ses pleurs.
    La lune a dégagé son disque de la masse des nuages,
    et caresse avec ses pâles rayons cette douce figure d'adolescent.
    Ses traits expriment l'énergie la plus virile, en même temps
    que la grâce d'une vierge céleste. Rien ne paraît naturel en lui,
    pas même les muscles de son corps, qui se fraient un passage
    à travers les contours harmonieux de formes féminines.
    Il a le bras recourbé sur le front, l'autre main appuyée contre la poitrine,
    comme pour comprimer les battements d'un cœur fermé à toutes les confidences,
    et chargé du pesant fardeau d'un secret éternel.
    Fatigué de la vie, et honteux de marcher parmi des êtres qui ne lui ressemblent pas,
    le désespoir a gagné son âme, et il s'en va seul, comme le mendiant de la vallée.
    Comment se procure-t-il les moyens d'existence?
    Des âmes compatissantes veillent de près sur lui, sans qu'il se doute de cette surveillance,
    et ne l'abandonnent pas : il est si bon! il est si résigné !
    Volontiers il parle quelquefois avec ceux qui ont le caractère sensible,
    sans leur toucher la main, et se tient à distance, dans la crainte d'un danger imaginaire.
    Si on lui demande pourquoi il a pris la solitude pour compagne,
    ses yeux se lèvent vers le ciel, et retiennent avec peine une larme de reproche contre la Providence ;
    mais, il ne répond pas à cette question imprudente, qui répand,
    dans la neige de ses paupières, la rougeur de la rose matinale.


    Si l'entretien se prolonge, il devient inquiet, tourne les yeux vers les quatre points de l'horizon,
    comme pour chercher à fuir la présence d'un ennemi invisible qui s'approche,
    fait de la main un adieu brusque, s'éloigne sur les ailes de sa pudeur en éveil,
    et disparaît dans la forêt. On le prend généralement pour un fou.


    Un jour, quatre hommes masqués, qui avaient reçu des ordres,
    se jetèrent sur lui et le garrottèrent solidement, de manière qu'il ne pût remuer que les jambes.
    Le fouet abattit ses rudes lanières sur son dos, et ils lui dirent qu'il se dirigeât sans délai
    vers la route qui mène à Bicêtre. Il se mit à sourire en recevant les coups,
    et leur parla avec tant de sentiment, d'intelligence sur beaucoup de sciences humaines
    qu'il avait étudiées et qui montraient une grande instruction dans celui qui n'avait pas
    encore franchi le seuil de la jeunesse, et sur les destinées de l'humanité où il dévoila
    entière la noblesse poétique de son âme, que ses gardiens, épouvantés jusqu'au sang
    de l'action qu'ils avaient commise, délièrent ses membres brisés, se traînèrent à ses genoux,
    en demandant un pardon qui fut accordé, et s'éloignèrent, avec les marques d'une vénération
    qui ne s'accorde pas ordinairement aux hommes. Depuis cet événement, dont on parla beaucoup,
    son secret fut deviné par chacun, mais on paraît l'ignorer, pour ne pas augmenter ses souffrances ;
    et le gouvernement lui accorde une pension honorable, pour lui faire oublier qu'un instant
    on voulut l'introduire par force, sans vérification préalable, dans un hospice d'aliénés.


    Lui, il emploie la moitié de son argent ; le reste, il le donne aux pauvres.
    Quand il voit un homme et une femme qui se promènent dans quelque allée de platanes,
    il sent son corps se fendre en deux de bas en haut, et chaque partie nouvelle aller étreindre
    un des promeneurs ; mais, ce n'est qu'une hallucination,
    et la raison ne tarde pas à reprendre son empire. C'est pourquoi, il ne mêle sa présence,
    ni parmi les hommes, ni parmi les femmes ; car, sa pudeur excessive,
    qui a pris jour dans cette idéequ'il n'est qu'un monstre,
    l'empêche d'accorder sa sympathie brûlante à qui que ce soit. Il croirait se profaner,
    et il croirait profaner les autres. Son orgueil lui répète cet axiome : "Que chacun reste dans sa nature."
    Son orgueil, ai-je dit, parce qu'il craint qu'en joignantsa vie à un homme ou à une femme,
    on ne lui reproche tôt ou tard, comme une faute énorme, la conformation de son organisation.
    Alors, il se retranche dans son amour-propre, offensé par cette supposition impie qui ne vient que de lui,
    et il persévère à rester seul, aumilieu des tourments, et sans consolation.
    Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l'hermaphrodite, profondément assoupi sur le gazon,
    mouillé de ses pleurs.


    Les oiseaux, éveillés, contemplent avec ravissement cette figure mélancolique,
    à travers les branches des arbres, et le rossignol ne veut pas faire entendre ses cavatines de cristal.
    Le bois est devenu auguste comme une tombe, par la présence nocturne
    de l'hermaphrodite infortuné. O voyageur égaré, par ton esprit d'aventure qui t'a fait quitter
    ton père et ta mère, dès l'âge le plus tendre ; par les souffrances que la soif t'a causées,
    dans le désert ; par ta patrie que tu cherches peut-être, après avoir longtemps erré, proscrit,
    dans des contrées étrangères ; par ton coursier, ton fidèle ami, qui a supporté, avec toi, l'exil
    et l'intempérie des climats que te faisait parcourir ton humeur vagabonde ; par la dignité que
    donnent à l'homme les voyages sur les terres lointaines et les mers inexplorées,
    au milieu desglaçons polaires, ou sous l'influence d'un soleil torride, ne touche pas avec ta main,
    comme avec un frémissement de la brise, ces boucles de cheveux, répandues sur le sol,
    et qui se mêlent à l'herbe verte. Écarte-toi de plusieurs pas, et tu agiras mieux ainsi.
    Cette chevelure est sacrée ; c'est l'hermaphrodite lui-même qui l'a voulu.
    Il ne veut pas que des lèvres humaines embrassent religieusement ses cheveux, parfumés
    par le souffle de la montagne, pas plus que son front, qui resplendit, en cet instant,
    comme les étoiles du firmament. Mais, il vaut mieux croire que c'est une étoile elle-même
    qui est descendue de son orbite, en traversant l'espace, sur ce front majestueux,
    qu'elle entoure avec sa clarté de diamant, comme d'une auréole. La nuit, écartant du doigt
    sa tristesse, se revêt de tous ses charmes pour fêter le sommeil de cette incarnation de la pudeur,


    de cette image parfaite de l'innocence des anges : le bruissement des insectes est moins
    perceptible. Les branches penchent sur lui leur élévation touffue, afin de le préserver de la rosée,
    et la brise, faisant résonner les cordes de sa harpe mélodieuse, envoie ses accords joyeux,
    à travers le silence universel, vers ces paupières baissées, qui croient assister, immobiles,
    au concert cadencé des mondes suspendus. Il rêve qu'il est heureux ; que sa nature corporelle
    a changé ; ou que, du moins, il s'est envolé sur un nuage pourpre, vers une autre sphère,
    habitée par des êtres de même nature que lui. Hélas! que son illusion se prolonge jusqu'au réveil
    de l'aurore! Il rêve que les fleurs dansent autour de lui en rond, comme d'immenses guirlandes folles,
    et l'imprégnent de leurs parfums suaves, pendant qu'il chante un hymne d'amour, entre les bras
    d'un être humain d'une beauté magique. Mais, ce n'est qu'une vapeur crépusculaire que ses
    bras entrelacent ; et, quand il se réveillera, ses bras ne l'entrelaceront plus.
    Ne te réveille pas, hermaphrodite ;ne te réveille pas encore, je t'en supplie.


    Pourquoi ne veux-tu pas me croire? Dors... dors toujours.
    Que ta poitrine se soulève, en poursuivant l'espoir chimérique du bonheur, je te le permets ;
    mais, n'ouvre pas tes yeux. Ah! n'ouvre pas tes yeux!
    Je veux te quitter ainsi, pour ne pas être témoin de ton réveil.
    Peut-être un jour, à l'aide d'un livre volumineux, dans des pages émues,
    raconterai-je ton histoire, épouvanté de ce qu'elle contient, et des enseignements
    qui s'en dégagent. Jusqu'ici, je ne l'ai pas pu ; car, chaque fois que je l'ai voulu,
    d'abondantes larmes tombaient sur le papier, et mes doigts tremblaient,
    sans que ce fût de vieillesse. Mais, je veux avoir à la fin ce courage.
    Je suis indigné de n'avoir pas plus de nerfs qu'une femme, et de m'évanouir,
    comme une petite fille, chaque fois que je réfléchis à ta grande misère.


    Dors... dors toujours ; mais, n'ouvre pas tes yeux. Ah! n'ouvre pas tes yeux!
    Adieu, hermaphrodite! Chaque jour, je ne manquerai pas de prier le ciel pour toi
    (si c'était pour moi, je ne le prierai point). Que la paix soit dans ton sein!

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